Quel avenir pour le P2P ?
Publié le 26 février 2004
Le P2P, ont le sait, sert en grande partie aux téléchargements illégaux de musique et autres oeuvres protégées. La guerre déclarée entre les internautes amateurs de culture gratuite et les majors s'est engagée il y a quelques temps déjà. La répression menée actuellement donne surtout une mauvaise image aux maisons de disques. Le téléchargement légal de musique étant peu rentable (Napster perd de l'argent et l'iTMS d'Apple n'en gagne pas, mais ce n'est pas son but non plus), pourquoi les éditeurs ne profiterait-il pas des réseaux P2P pour diffuser leurs productions ? Ratiatum propose une solution : la licence de diffusion culturelle. Pour résumer, un impôt indirect (qui existe déjà pour les supports vierges, rappelons-le) sur les ordinateurs, les baladeurs MP3, ... permettrait de compenser la perte sur les ventes directes. L'inconvénient de ce système, c'est qu'il ne fait pas la différence entre les gens qui vont profiter du P2P et les autres, les entreprises notamment.
Dans le même ordre d'idée, l'EFF (Electronic Frontier Foundation) propose une autre solution. Ratiatum y revient également dans un article. Le principe est plus simple cette fois et surtout plus égalitaire. En acceptant de payer 5$ par mois l'internaute aura accès légalement aux titres disponible sur le réseau. Bien sûr seul les fichiers des maisons de disques ayant acceptés cet accord pourront être téléchargés légalement. A charge ensuite à un organisme indépendant de répartir les sommes perçues aux ayant droits. Si l'on regarde attentivement cette solution, elle est probablement la plus juste : 5$ par mois, c'est bon marché pour un accès légal et sans limite. Avec 2 millions d'internautes adepte de P2P rien qu'en France, les sommes perçues deviennent impressionnantes, et surtout tout le monde y trouverai son compte : les internautes qui passent dans la légalité, et les maisons de disques compensent la chute des ventes de disques. Il faut également savoir que les services de téléchargement de musique coûtent très chers (serveurs et bandes passantes), la solution du P2P est donc très rentable. Et puis les éditeurs gagneraient également sur d'autres plans : suppression d'une grande partie de l'infrastructure de distribution, mais aussi moins de publicité, le bouche à oreille étant très efficace sur le net.
D'autres ont déjà compris l'avantage des réseaux P2P, la BBC va proposer ses archives de programmes télévisés et radios aux internautes (voir la news d'Open Files).
Internet à changé la donne et les industries culturelles vont finalement être obligés dans un futur proche d'adapter leur modèle de distribution. Le système actuel de gestion des droits d'auteurs etant plus qu'obsolète.
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